(y'a des gens comme ça ils dire des trucs inutiles.)
J'ai foutu 30 euros en l'air pour des Kinder -que j'ai detesté manger malgrè leur goût pour cause de régime niqué- et un programme télé qui ne me sert à rien puisqu'à l'internat on a pas la télé. Dans moins de deux semaines c'est Noël et j'ai qu'un cadeau, que j'ai oublié dans ma chambre de ce putain d'internat. J'vais avoir une facture salée parce que j'ai perdu mes clé de casier (d'où? Ahah.), et j'ai perdu celles de l'appart' parisien de ma belle-mère. Je lis dans une recette qu'il faut laisser la sauce à mini-ébulition pendant 15min, et au moment où ça commence à crâmer je me rends compte que j'ai zappé de mettre de l'eau. Mon nouveau portable est trop gros pour que je puisse le tenir d'une main. J'ai un feu qui marche et un autre qui est mort dans la main, et celui que je jette à la poubelle, c'est celui qui marche...
(non.)
Je pense à celui que j'aime. Au bonheur que c'est de me réveiller avec lui le matin. Je pense à tous les moments où avec lui
je me suis dis que j'ai une chance incroyable, où je voudrais arrêter le temps. Je pense à tout ce que j'adore en Lui, et en Nous.
Je me dis qu'il ne sait pas à quel point je l'aime. Que s'il le savait, il serait fou. Car pour comprendre un amour comme celui là,
il faut être excessivement taré. Il dépasse toutes les limites des sentiments, de la folie, de l'envie, du besoin,
de toutes ces choses qui me font partir très loin.
Pff j'ai envie d'en dire tellement plus...
Mais j'ai dû t'écrire une dizaine de lettres,
des millions de mots sont sortis de ma plume
et pourtant je ne sais toujours pas comment formuler le "je t'aime"
qui conviendra à un amour trop fort pour que cette expression lui suffise...
"J'ai besoin de toi comme la lune a besoin du soleil pour briller
Oh à chaque seconde tu influes sur mon esprit
As-tu déjà vu le monde avec des yeux amoureux
As-tu déjà entendu comment les choses sonnent avec des oreilles amoureuses
Sais-tu ce que tes mots peuvent faire
Quand ils sont amoureux"
- traductions de "Love" (Patrice) -
Je pense aux enfants qui croient encore au Père Noël et qui n'ont pas conscience que leur vie est magnifiquement simple.
Je pense au sourire de leurs parents devant celui de leurs gamins qui déballeront leurs cadeaux,
car ils ont quand même coùté une petite fortune, et la semaine suivante la majorité sera pétée ou paumée.
Je pense à un enfoiré de merde qui va encore crouler sous ses tonnes de cadeaux, offerts par ses bourges de parents
qui n'ont jamais eu aucun souci, qui ne peuvent donc apprendre la réalité de la vie à leur connard de fils car pour eux
la perfection est une normalité. Je me dis que ce con sera toujours cajolé malgrès le mal qu'il fait, qu'il s'éclatera toujours
au dépend des autres, car ce type n'a aucun respect de rien ni de personne. Je pense que son plus beau cadeau cette année
serait quelques blessures, physiques ou morales peu importe, du moment qu'il comprenne que
l'existence serait trop belle si elle n'était que "baiser, jouer, baiser", comme est la sienne.
Je pense à une femme perdue dans sa folie, mais je ne lui en voudrait pas. Je songe à ce que va dire sa famille
quand elle apprendra que cette femme ne passera pas les voir à Noël car elle préfère rester avec sa paroisse,
ses prêtres, ses bonnes soeur et son Dieu qui selon moi n'existe pas, sinon y'a bien longtemps qu'elle n'aurait plus
besoin de le prier autant pour se sentir bien. Je pense à sa fille, dont elle a oublié l'anniversaire il y a quelques jours.
Je pense à ceux de son entourage qui pourrait se sentir délaissés mais qui comprendront qu'il vaut mieux
la laisser avec ses croyances, s'il n'y a qu'avec ça qu'elle est heureuse.
Et puis je pense à celui qui n'est plus là. Qui a laissé sa famille seule mais à qui je ne peux pas en vouloir.
Je pense à son sourire que je ne reverrai pas, à ses yeux si brillants lorsqu'il parlait de ceux qu'il aimait.
Je pense à l'immense sapin, aux décorations, aux plats, à tout ce qu'il avait plaisir à faire en cette periode
mais que je n'aurais pas pu voir. Je pense à son cadeau que je ne pourrais lui offrir,
je pense à celui à qui il revient.


